Alors ça y est, l'office de la tranquilité est lancé.
Je ne pouvais m'abstenir de commenter ce fabuleux achèvement de Pierre Cohen et Jean-Pierre Havrin, alors que j'avais passé la majeure partie de la campagne à décrier ce que je considère comme du
pur délire - ainsi que du gaspillage d'argent public.
Voilà les faits : si vous avez désormais un souci de "sécurité", vous pouvez appeler ce numéro. Ce qui est formidable, c'est que cet office municipal ne peut apporter aucune solution. N'étant en
aucune mesure en capacité de transmettre des demandes d'intervention aux forces de police (nationale) - pour cela, il faut toujours appeler..La Police!- l'office de la tranquilité sert donc à la
chose suivante : payer des fonctionnaires municipaux pour écouter nos concitoyens être
mécontents.
Chers amis, ceci est pour moi une fumisterie.
J'ai 25 ans, beaucoup d'amis de mon âge, nous aimons faire la fête, adorons Toulouse pour son côté festif justement... Mais que peut-on dire aujourd'hui sur les problèmes dit de tranquilité dans
notre belle ville rose :
- On ne peut se balader entre la place St Pierre, Esquirol et le Capitole après 23h sans croiser des bagarres quasiment tous les soirs
- Une fille, quand ce n'est pas un garçon d'ailleurs, qui rentre toute seule le soir, ne peut être tranquille dans tout le centre-ville de Toulouse au vu du nombre tellement hallucinant
d'incivilités, d'insultes, quand ce n'est pas d'agressions.
- La rue Pargaminières, n'en parlons même pas, c'est devenu
la Cour des Miracles après 22h. Agressions, insultes, bagarres, sont devenus
le lot quotidien de cette rue pourtant centrale dans Toulouse.
- Les quais de garonne, de St Pierre au Pont Neuf, sont devenus proprement
infréquentables certains soirs à certains endroits, lieux de deal, de squat, de bagarres...
En face de ça, que dire : une police municipale désarmée la nuit, totalement absente du centre-ville, redéployée de manière absolument inefficace...Et, un office de la tranquilité.
Allons Monsieur Cohen, ce n'est pas sérieux!
J'aimerais vraiment que le Maire et ses élus passent une soirée hors de leurs bureaux et voient ce qu'est devenu Toulouse la nuit - et c'est très grave. A Bordeaux, à Montpellier, et même à Paris, on peut autant faire la fête, sans pour autant craindre autant que dans notre bonne vieille ville rose, pourtant réputée pour son
caractère chaleureux et accueuillant.
Je vous avoue en tout cas mon inquiétude face à la détérioration de la situation en ville, et le redis clairement : cet office est une moquerie quand on sait les vrais problèmes que connaît le
centre ville de Toulouse.
Arnaud.